Jour 7
Une semaine de soins pour cinq tortues sauvées à Madagascar

Des tortues sur la voie du retour à la nature

Prendre soin des tortues étoilées sauvées à Madagascar

Autrefois, dans son habitat naturel sur l’île de Madagascar, la tortue étoilée vivait en harmonie avec les humains. Pour les peuples autochtones Mahafaly et Antandroy, il était strictement interdit de manger cette tortue connue sous le nom de « Sokake ». C’est lorsque les membres d’autres groupes vinrent s’installer dans la région que les choses changèrent ; ces tortues, relativement grosses et pouvant peser jusqu’à 20 kilos, devinrent alors un mets prisé. Elles étaient capturées par centaines et transportées en camion vers d’autres régions, où elles étaient tuées pour être consommées. Par ailleurs, les tortues étoilées font l’objet d’un trafic à l’échelle internationale, tant pour leur chair particulièrement recherchée que pour les motifs qui ornent leur carapace et qui en font des animaux de compagnie convoités. En un peu moins de 70 ans, la tortue étoilée a disparu de 40 % de son habitat d’origine. C’est un animal en voie d’extinction (Leuteritz & Rioux Paquette, 2008).

Nécessité

 

Nourriture et soins médicaux pour environ 25 000 tortues étoilées sauvées du trafic d’animaux sauvages à Madagascar.

Activité

 

Les tortues sont soignées dans un refuge jusqu’à ce qu’elles soit prêtes à être relâchées dans la nature.

Impact en chiffres

Après environ 12 mois

Nombre de semaines durant lesquelles les tortues peuvent être prises en charge dans le refuge.

Résultat

Après environ 3 ans

Les tortues sauvées peuvent être relâchées dans la nature et sont protégées des braconniers. Cela permet de stabiliser la population de tortues dans la nature.

Effet systémique

Après environ 7 ans

Les villages environnants sont impliqués dans les actions d’attribution de soins et de remise en liberté des tortues, et s’engagent pour la préservation la biodiversité de Madagascar.

Contexte

Les tortues font partie des espèces animales les plus menacées au monde, comme le révèle une étude internationale (Stanford et al., 2020). Les tortues étoilées, qu’on ne retrouvait à l’origine qu’à Madagascar, sont classées comme étant menacées d’extinction sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN, 2008). Non seulement cette tortue voit son habitat de plus en plus détruit, mais elle est également victime du braconnage. Sa chair et les motifs caractéristiques de sa carapace en font une espèce très recherchée. Depuis 2010, la Turtle Survival Alliance (TSA, Alliance pour la survie des tortues), organisation partenaire de l’AGA, s’engage pour la protection des tortues étoilées à Madagascar. Un triste record relatif aux saisies de tortues captives a été battu en 2018, lorsque les autorités ont sauvé près de 18 000 animaux (Cannon, 2018). Actuellement, dans sept refuges à Madagascar, plus de 26 000 tortues étoilées sauvées attendent d’être relâchées dans leur milieu naturel (Turtle Survival Alliance, 2021). Il est prévu qu’elles soient progressivement réintroduites dans la nature, sous forme de groupes d’une taille compatible d’un point de vue écologique, et ce dans des zones appropriées où elles seront à l’abri des braconniers. Les actions de réintroduction prévues pour 2020 ont dû être suspendues en raison de la pandémie du coronavirus et des restrictions en vigueur dans le pays. C’est en août 2021 qu’un premier groupe de 1 000 tortues a pu retrouver son habitat naturel dans des enclos spécialement prévus à cet effet. Bien évidemment, les tortues bénéficient de soins jusqu’à ce qu’elles soient suffisamment prêtes à être relâchées dans la nature. Toutefois, compte tenu du nombre élevé d’animaux qui y vivent, les refuges ont un besoin urgent d’aide pour parvenir à tous les soigner et les nourrir.

La bonne action

Par votre bonne action d’aujourd’hui, vous contribuez à soigner des tortues étoilées saisies à Madagascar. Votre bonne action finance une semaine de soins pour cinq animaux sauvés dans le refuge. Ces derniers bénéficient d’examens et de traitements médicaux et reçoivent de la nourriture sous forme, par exemple, d’opuntias, de carottes, de laitue et de plantes grasses. En collaboration avec la population locale, des zones propices à la réintroduction sont identifiées et les communautés de villageois participent aux actions de conservation. Et la culture de plantes fourragères destinées aux tortues saisies permet aux villages avoisinant les refuges de générer des revenus alternatifs. ils sont ainsi intégrés de façon durable aux mesures de conservation de la nature et en tirent profit. Grâce au sauvetage des tortues, aux soins qui leur sont prodigués ainsi qu’à leur réintroduction dans la nature, la biodiversité de Madagascar est préservée et les animaux sauvages sont protégés d'un commerce illégal.

A propos deMadagascar

Antananarivo

Capitale

27 691 019

Nombre d'habitants

495,5

Produit intérieur
brut par habitant et par an

164e sur 189

Human Development Index
(Indice de développement humain)

Madagascar, quatrième plus grande île du monde, est séparée du continent depuis environ 90 millions d’années. Résultat : une forte proportion d’espèces animales et végétales endémiques, c’est-à-dire des espèces qu’on ne retrouve qu’à Madagascar et nulle part ailleurs ; c’est le cas, par exemple, de 95 % des 260 espèces de reptiles (Fondation SimplyScience, 2021).

A propos de l'organisation et informations complémentaires

Association

Aktionsgemeinschaft Artenschutz (AGA) e.V.

Site web

https://www.aga-artenschutz.de/

Certifiée par

Liens et références pour plus d'informations